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La soeur Olympias
- monastère de l'Annonciation, Patmos -

Iconographie orthodoxe -> La soeur Olympias (*)

Mémoire et reconnaissance

C’était le mois de mai, les grandes chaleurs n’étaient pas encore arrivées, l’île était calme, le monastère de l’Annonciation tapi dans le creux de la colline, un havre de paix. Sous la tonnelle, la soeur Olympias était venue s’asseoir, comme chaque soir. Elle était sereine et majestueuse, ses grands yeux verts exprimaient la joie et la douceur. Elle avait travaillé tout le jour dans son atelier et prenait le frais. Elle se réjouissait de me voir, ma constance/entêtement lui plaisait, quelque chose de mon tempérament aussi. Elle m’avait vue traverser les épreuves, j’étais venue et revenue... Ainsi nos rencontres vespérales avaient-elles pris un tour amical et convivial. Elle m’instruisait par sa nature pleine de grâce, elle m’insufflait un souffle spirituel, celui qui inspirait son coeur et sa main lorsqu’elle peignait. Jour après jour, elle me nourrissait d’une nourriture subtile, toujours avec cette légèreté et cette énergie qui étaient siennes. La communication s’était établie au-delà des mots...

Tous les matins, c’est la porte de l’atelier du monastère, que dirigeait maintenant soeur Cassiani, que je poussais. Ici c’était le "laboratorio", on y préparait les dessins, les couleurs, on y faisait la dorure, on y peignait sur chevalet, le mien était près de la fenêtre, côté sud. Je me sentais ici chez moi, les soeurs m’avaient adoptée. Ma formation de peintre, ma pratique des techniques anciennes, me rendait familier le travail qui se faisait ici, la différence entre la peinture profane et la peinture sacrée ne se situe pas à ce niveau, elle n’est pas non plus dans le simple choix du sujet, je dirais que c’est une attitude intérieure, une disposition de l’âme...

Marie Lavie

Voir aussi: Patmos.

(*) La sœur Olympias Vassilaki (Μοναχή Ολυμπιάς Βασιλάκη 1924-2004), du monastère de l'Annonciation (Evangelismos) de Patmos, a été élève du grand maître Fotis Kontoglou (1895-1965) qui donna, au siècle dernier, un nouvel essor à l’iconographie byzantine.

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© Marie Lavie